Historique et datation :
La peinture murale du prieuré de Cassan a été découverte de manière fortuite lors des travaux de réouverture de la porte canoniale en janvier 2007. Cette porte faisait communiquer le cloître avec le cœur de la prieurale. Une série de prélèvements a été réalisée par le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine en décembre 2007. Certains pigments présents dans la peinture sont rares et coûteux comme le lapis-lazuli (bleu)provenant essentiellement d’Egypte. On note aussi l’utilisation d’un pigment peu courant l’aérinite (bleu violacé) ayant déjà été observé sur une peinture murale espagnole dans une chapelle de Huesca (date 1190-1200). La présence de ce pigment permet de confirmer la datation de cette peinture au premier quart du XIIème siècle.
L’aérinite était un pigment ponctuellement utilisé dans la peintre murale ibérique à la fin du XIème et début du XIIème siècle.
Composition : La peinture murale représente une Majesté mariale présentant l’Enfant. On peut y voir la Vierge et l’Enfant entourés de deux archanges. On remarque la présence d’animaux dans le décor dont un rapace et un éléphant.
On note également la conformité des vêtements avec les canons byzantins de l’époque.
Le texte présent sous la peinture murale n’a pu être reconstitué que partiellement : - QVI TOLLIT - qui pourrait être Ecce qui tollit peccata mundi (Voici celui qui enlève les péchés du monde).
Cette peinture murale est quasi unique dans le département de l’Hérault. Le prieuré de Cassan semble donc avoir joué un rôle non négligeable sur les routes d’échanges Italie-France-Espagne.
Diaporama de photographies de la peinture murale (cliquer pour agrandir)
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